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et non destinées à la production industrielle. victoire », elle perpétue le souvenir de la Grande
Guerre par les sept noms gravés de Cassanéens
Le tandem d’artistes villeneuvois, Rapin et « morts pour la France ».
Bourlange, a réalisé, pour Villeneuve-sur-Lot,
un autre monument original. Le patriotisme y
figure sous des traits féminins. Une femme ailée,
allégorie de la Victoire, brandit de la main droite
un casque à pointe (uniforme allemand). Elle se
dresse fièrement sur un piédestal dont les bas-re-
liefs présentent parmi les scènes héroïques, des
tableaux plus intimes : adieux du conscrit à sa
famille, veuve sur la tombe de son époux…
Les femmes, plus rarement figurées, sont néan- 6
moins présentes dans deux autres monuments
du territoire. Elles délivrent à la fois un message
et une émotion. À Pujols, une femme assise est
accablée par le chagrin. Sculptée par Antoine
Bourlange en 1922, c’est une véritable Mater
dolorosa laïcisée. À Laroque-Timbaut, le sculp-
teur toulousain Georges Vivent associe une
femme à un poilu. Il s’agit ici d’incarner la nation,
pleine de compassion pour le soldat mourant à
ses pieds.
Outre les communes, les paroisses ont aussi 7 21
érigé des monuments aux morts figuratifs.
Fongrave en témoigne. À l’intérieur de l’église
Saint-Léger, une sculpture de saint Michel ter-
rassant le démon incarne l’héroïsme des poilus.
À Cassignas, le monument commémoratif est
plus surprenant. Il s’agit de la cloche de l’église
Saint-Pierre. En 1920, la cloche fêlée suite à un
accident, doit être remplacée. Une nouvelle
cloche est donc installée. Appelée « cloche de la

