Page 7 - parcours-casseneuil
P. 7
12
Une peinture murale découverte en 1969 Le plan de l’édifice est relativement simple : 7
– malheureusement disparue aujourd’hui – une nef et deux bas-côtés, pourvus chacun de
représentait une danse avec neuf danseurs. Le deux chapelles latérales. L’église est entière-
thème courtois de cette peinture laisse penser ment voûtée d’ogives à l’exception de la travée
qu’elle prenait place dans l’aula seigneuriale, sous le clocher, voûtée en berceau brisé.
grande salle de réception, espace public du Les peintures murales réalisées à l’intérieur du
château. Le bâtiment a subi de nombreux monument sont remarquables. Daté du XVIe
réaménagements afin d’affecter les lieux au siècle, le cycle historié des voûtes de la travée
collège Saint-Pierre. orientale est le plus important. Philosophes,
sages, prophètes et anges accompagnés de
L’ÉGLISE phylactères sont représentés tandis qu’au
SAINT-PIERRE-SAINT-PAUL 5 centre, trône le Christ en gloire, entouré du
Tétramorphe*. Les inscriptions portées sur les
Une église occupait déjà cet emplacement phylactères sont extraites d’un ouvrage d’Ars
à l’époque romane. À la suite de la croisade moriendi, L’art et la science de bien vivre et bien
contre les Albigeois (les Cathares), on recons- mourir, imprimé vers 1530. On invite ainsi les
truit l’édifice dans la seconde moitié du XIIIe fidèles à mener une vie simple et modeste afin
siècle. Une importante campagne de travaux de « réussir » leur mort ! Sur le mur nord du
a lieu après la guerre de Cent ans, fin XVe-XVIe bas-côté nord, on distingue d’ailleurs deux
siècle. Une crue de la Lède provoque l’effon- personnages agenouillés : il s’agit de Jean
drement de l’abside à une date incertaine (XVIe de Pellegrue et de sa mère Françoise Valens,
ou XVIIe siècle). héritière de la seigneurie de Casseneuil. Ce
Le portail principal de l’église est surmonté sont les donateurs qui ont permis de réaliser
d’un gâble en accolade*, encadré par deux ce cycle peint.
pinacles sur lesquels se détachent deux ani-
maux : à gauche, un singe, symbole du mal ; à 1. La halle
droite, un bélier, symbole de la confiance en la
justice divine. Sur les voussures*, rinceaux de 2. Voûte peinte de la
vigne, grappes de raisins et branches de chêne
écotées* sont représentés. travée orientale,
église
Saint-Pierre-Saint-Paul

