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                                               auxiliaires sont gérés par l’une des trois asso-

                                               ciations composant le comité central de la Croix

                                               Rouge - la SSBM (Société de Secours aux Blessés

                                               Militaires), l’UFF (Union des Femmes de France)

                                               ou l’ADF (Association des Dames de France).

                                               Marie Hauteserre Dizel, épouse d’Octave Pauliac

                                               (maire de Villeneuve-sur-Lot entre 1916 et 1918),

                                               préside le comité UFF villeneuvois. Elle organise

                                               et dirige ainsi l’hôpital n°106, installé dans le

                                               collège de garçons de Villeneuve-sur-Lot. Elle

                    1 reçoit en décembre 1919 la médaille d’argent de
                           la Reconnaissance française. Créée par décret du

                                               13 juillet 1917, cette distinction témoigne publi-

ment. Des poilus leur adressent des hommages quement de la « gratitude portée à toutes les ini-

écrits rassemblés dans des carnets, témoignant tiatives individuelles ou collectives, qui se sont

leur reconnaissance. Suzanne Lapoujade, manifestées dans le monde entier, pour venir

bénévole au sein de l’hôpital auxiliaire n°14 de en aide aux blessés, aux malades, aux familles

Villeneuve-sur-Lot, a ainsi été destinataire d’un de militaires tués au combat et aux populations

de ces carnets mêlant souvenirs et gratitude. On chassées et ruinées par l’invasion ». Très impli-

peut y lire par exemple : « … je fus projeté par quée dans la question de l’organisation des

un obus qui fit explosion à 1m20 environ devant soins, Marie Hauteserre Dizel participe, en 1922,

moi. Ce fut par cette explosion que je fus ense- à la création du brevet de capacité profession-

veli d’une très forte couche de terre. Je ne puis nelle qui permet de porter le titre d’infirmière

vous dire comment je suis sorti de cette maudite diplômée de l’état français.

tranchée car j’étais fou par cette commotion.

Je fus dégagé par mes camarades qui me don- Parmi les unités sanitaires mises en place en

nèrent les soins les plus nécessiteux. Ce fut le 21 Villeneuvois, l’hôpital bénévole n°115 bis tient

octobre que je fus dégagé sur Fismes. Je fus le une place particulière. Il naît en effet de l’initia-

soir même évacué sur Villeneuve-sur-Lot après tive personnelle d’Anne Leygues.

trois jours de voyage… Je m’empresse à adres- Épouse de Georges Leygues depuis 1879, elle

ser à Mademoiselle Lapoujade Suzanne mes fonde cet hôpital au Château de Lamothe

remerciements les plus empressés. Monsieur (propriété privée du couple) et l’entretient à

Caillot Gustave ».                             ses frais de septembre 1914 à décembre 1918.

                                               La structure comportait entre 110 et 150 lits et

14 Agréés par l’autorité militaire, les hôpitaux accueillait principalement des blessés anglais
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